Un couple illégitime, caché, secret, furtif, éphémère. Elle, petit bout de femme à peine éclos, à peine sortie de l'enfance. Lui, plus vieux, plus mature, marié. Rencontre de plusieurs mois et puis un ventre qui s'arrondit. Cheveu sur la soupe, mal tombé. Que faire? Elle, femme enfant mère, lui, marié, pére. L'enfant ne connaîtra que sa mère, le géniteur partira sans se retourner. L'enfant grandira sans savoir qui est l'absent, le besoin de reconnaissance qu'il va développer va envahir sa tête, son c½ur, sa vie. L'enfant imagine l'absent comme il en éprouve le besoin: gentil, fou, marrant, dangereux, altruiste, tueur en série, mendiant, nabab. Il ne manque pas vraiment dans sa vie de jour mais lorsque le soir est là, lorsque la pensée vagabonde, n'y a-t-il pas un vide, abîme ou l'on se perd et ou l'on meurt un peu plus chaque fois que l'on s'en approche? Mais l'enfant ne se rend pas compte, il ne peux donné de nom à ses terreurs nocturnes qui l'habite. L'enfant continu sa croissance inéluctable. Un adolescent maintenant, révolté comme tous, contre la terre entière, un mensonge entoure son existence, le non-dit est de rigueur, le manque n'est pas encore identifié, l'absent n'a pas de nom, pas de visage. L'adolescent ne peut retrouver ses racines, une recherche généalogique et un secret toujours caché? Comment parler avec cette mère qui n'est que souffrance, la honte entoure cette femme. L'adolescent ne peut ce résoudre à lui faire de la peine, encore. Alors il reste avec ses questions au bord des lèvres, surtout ne pas choquer. L'adolescent se cherche mais jamais ne se trouve. La vie s'écoule lentement. Un adulte se présente sous nos yeux. L'absent est identifié, nommé. Plus de trente cinq années se sont égrainées. L'adulte à un enfant lui-même, pour cette nouvelle vie l'adulte va brisé l'omerta scellée autour de lui. Il cherche, recherche l'absent de toujours, une fois trouvé il faut maintenant le rencontrer. L'adulte et l'absent se voient, s'observent et là tout est résolu? Encore un mensonge qui en chasse un autre. Ils ne se connaissent pas, ils peuvent essayer de se rapprocher, ils peuvent s'apprécié mais l'abîme ressurgit des tréfonds du passé. L'adulte comprend alors que rien ne pourra effacer les blessures, trop profondes, trop béantes, trop anciennes pour être colmatées.
Pas de remord, pas de regret, pas de reconnaissance de l'absent pour cet être qu'il a abandonné. Rien, le vide, juste un contentement que l'adulte ne soit pas trop idiot, qu'il puisse tenir un discourt cohérent sans que l'absent ne s'ennuie trop pour se sentir obligé de partir. Correction oblige! L'adulte c'est construit sans lui et continuera sans lui aussi. Cela ne le peine pas, c'est apparu comme une évidence, l'absent est un vieillard qui ne sait parlé que des enfants qu'il a été cherchés et achetés sur un autre continent alors même qu'il n'a su s'occuper de ceux qui étaient là, de l'argent qu'il gagne, de sa femme qui a l'âge de l'adulte, attristant? Même pas. L'adulte n'a plus besoin de cette reconnaissance qu'il a désespérément rechercher au fil des années, en tous cas pas de celle de l'absent. L'adulte peux continuer d'avancer la tête haute. L'absent peux rester celui qu'il est. Le lien ne se fera pas, il n'existe pas. L'adulte fais semblant de s'intéressé à l'absent, l' absent est demandeur de rencontres, d'informations, l'enfant de l'adulte ne sait pas qui est l'absent et ce dernier ne sais pas comment se positionner devant ce petit enfant pour lequel il est soit disant le grand père, dommage pour lui. Le choix que l'absent a fait dans un autre siècle lui revient en pleine figure Les rôles peuvent être inversés, l'adulte peut devenir l'absent pour l'absent, et l'absent moura sans l'amour de l'adulte, juste retour des choses
calou