Partir du boulot comme une flèche, les enfants sortent de l'école, la deuxième journée va commencée. La maison ressemble à un Waterloo après la bataille, séquelles du matin ou chaque minute est comptées. Le goûter, les devoirs, corrections entre le balai et la serpillière passer vite fait, pas le temps, les poussières, pour dire que c'est à peu près propre. Toilettes des grands, bain de la dernière qui commence à s'impatienter. Les grands se chamaillent encore en attendant la fin de l'inondation qui se passe dans la salle de bain. Séchage de la petite avec intervention aussi nécessaire qu' inutile pour calmés les trois petits monstres. Préparation rapide d'un dîner qui ressemble à s'y méprendre au dernier incendie de Chicago. Maman, c'est pas bon, c'est beurk, c'est dégeu! Bataille rangée avec purée et yaourt en guise de munitions. Arrivé du père, ses cheveux hirsutes en disent long sur la journée merveilleuse qu'il a passé. Coup de gueulante grave pour commencer, le bonsoir du soir, géant. Brossage des dents pour tout le monde. Une petite histoire, un bisou, un câlin et expédition au lit. Aller, encore un peu de courage, la vaisselle, mise en route de la première machine à laver. Dîner succin avec l'homme de sa vie, sur le pouce. Le linge dans le sèche linge et deuxième machine. Enfin se poser une heure devant la télé, fin de machine, bis pour le sèche linge, repassage, le strict nécessaire. Pas vu la fin du film, normal. Se coucher le soir, après une journée de rêve. Du sexe? pas le moment, trop exténué. S'endormir comme une pierre. La nuit commence, réveil une heure plus tard, un cauchemar, un pipi au lit, consolation, changement des draps, rebisou, recâlin et redodo. Cinq heures, un bruit strident qui vrille le crâne, le plus haïssable de tous les objets de la maison vient de nous rappeler à l'ordre. Réveillez vous, bande de fainéants, c'est l'heure du labeur. Le brouillard du matin, après une nuit sans rêve. Il faut descendre les escaliers sans ce fracasser le crâne, troisième marche loupée trois mois d'hôpital assurés. Parcourir ce labyrinthe qu'est notre home sans trébucher est déjà un exploit. Les jouets des gosses étalés partout, pas rangés car la veille trop fatigué pour le faire. Coin-coin n'a pas aimé le pied léger écrasé sur son corps, poubelle, penser à en racheter un autre avant la découverte du crime et évité ainsi une révolution. La chute n'est pas pour aujourd'hui. Après deux coupures au pied assassin, la cuisine, la cafetière... et là, le drame, plus de café!!!!!!!!!! Un responsable, vite. Le smog va duré longtemps, Londres a coté, c'est de la rigolade. Bon ensuite, la douche. Dommage! on a oublié, l'eau est coupée pour deux jours, nettoyage de la tuyauterie annuelle oblige, pas la chance. Réveil de la tribu, en super forme. Il faut bien qu'il y en est qui n'est pas la tête dans le seau, le couac c'est que c'est toujours les mêmes. Le petit déjeuner, au moins il y a du chocolat en poudre, du lait, des fruits puis c'est l'habillage du club des cinq avec tout ce que cela implique, partir à la recherche de la cravate avec un éléphant dessus, celle avec le crabe est sale, des chaussettes oui- oui, du maillot préféré rouge et orange et des baskets de même couleur (tant qu'a faire, c'est mieux) après le jeu de piste, la course de rallye déposer les grands au collège, la dernière chez la nounou, le papa à la gare ( se serait l'apothéose qu'il rate son train) et moi, rien dans le ventre, pas lavée, le tout avec un sourire figé, j' arrive enfin au travail perdue dans les pensées embrumées de mon cerveau, réfléchissant aux charmes de la vie de famille. Une nouvelle journée à vue le jour depuis trois heures et déjà je suis comblée, je ne veux plus rien d'autre, là, c'est suffisant pour moi. Fatiguée, mais non, ou allez vous chercher cela? Allez mesdames, elle est pas belle la vie?
CALOU